Humanologie

Description de l’humanologie

 

Avant d'analyser l'Homme et son évolution et afin de mieux les comprendre, il me semble préférable de définir préalablement ma nouvelle approche du phénomène humain, démarche que je dénomme humanologie. Cette science de l'humain se veut globale (holistique), dynamique (intégrant les changements et l'évolution), bipolaire (contenant deux pôles)...

 

Ses postulats de base sont :

—      unité et continuité de la vie, l'espèce humaine y compris;

—      globalité des phénomènes;

—      deux pôles en interaction perpétuelle : l’individu – l’humanité.

 

Cette nouvelle approche évite d'analyser le phénomène humain seulement de manière ponctuelle et locale. Le terme d'humanologie propose aussi une logique de l'humain, en complément des logiques industrielles, scientifiques, écologique, etc. Les droits de l’Homme, la défense de l’Environnement terrestre, l’humanitude sont des exemples humanologiques. L’humanologie annonce scientifiquement le « Règne humain », qui devient un nouveau stade évolutif du vivant, et qui dépasse nettement le monde animal. En effet, il apparaît évident qu’un saut qualitatif s’opère sous nos yeux. L’humanité devient autre chose qu’une immense fourmilière…

 

Vision globale

L'homme de la modernité est un homme éclaté. Éclaté dans sa vie quotidienne : temps de travail, temps de repos, temps de vacances, temps d'étude, temps de croyance, etc. Les diverses sciences et connaissances reflètent cette dispersion : sociologie, psychologie, économie, médecine du corps, médecine de l'âme, du psychisme, etc.

L'unité est perdue et il faut impérativement la retrouver, car sinon les problèmes actuels, déjà très dangereux (par exemple, écart croissant entre l'évolution scientifico-technologique et l'évolution morale, mentale, politique, l'augmentation explosive des drogués, des exclus, des malades), risquent de devenir fatal. L'humanologie replace l'individu dans son contexte général qui est la planète Terre, puis l'intègre au processus général du vivant, ensuite l'inclut dans le domaine plus particulier de l'espèce humaine et enfin dans sa civilisation, son pays, sa région...

La religion chrétienne brisa radicalement cette vision holistique et sépara définitivement l'homme de l'animal, l'esprit du corps, l'amour de la sexualité, etc. L'homme holistique ne peut être l'homme économique du marxisme, ni l'homme-électeur du libéralisme, ni l'homme-polichinelle des totalitarismes, ni le sur-homme de Nietzsche, ni l'homme-ange de Rousseau, ni l'homme-loup de Hobbes, ni l'homo sapiens de Linné, ni l'homme politique d'Aristote.

Il en résulte un individu éclaté, anomique et souffrant.

Les principes de la révolution française, les visions de Marx et de Lénine ne s'appliquent qu'aux hommes abstraits. Il est nécessaire de reconnaître avec clarté que les lois des relations humaines continuent à être inconnues. La sociologie et l'économie restent encore en grande partie des sciences conjecturales.

Pour comprendre l'homme, il faut partir de sa totalité, et non de la politique, de l'économique, de la religion ou de l'art.

Le libéralisme détruit l'unité de l'homme. Il donne vie à des choses qui n'existent pas en elles-mêmes : l'homme politique, l'homme économique, l'homme savant. Tout cela aboutit à l'atomisme démocratique. Il s'agit donc de réassocier, tant au niveau individuel que collectif, les trois pouvoirs fondamentaux de la société : le politique, l'économique et le spirituel.

Les totalitarismes fascistes et communistes ont tenté une synthèse de l'homme économique et politique. Paradoxalement, avec d'autres moyens et dans une certaine mesure, les Suisses, les Allemands et les Japonais ont réussi cette association de l'économique et du politique. Le consensus, la paix du travail vont dans ce sens. Dans ces pays, au niveau matériel, les résultats se sont révélés temporairement probants. Au niveau psychique et culturel, le constat s'avère moins favorable et l'embellie n'est pas assurée.

 

Vision dynamique

La vision occidentale de l'homme est ponctuelle, figée dans le temps présent. Par exemple, les temporalités de l'individu sont l'enfance, l'adolescence, l'adulte et la vieillesse (3e âge et 4e âge); la mise à la retraite est particulièrement brutale. L'homme est perçu en tranches successives; bien entendu, ces divisions sont arbitraires et reflètent très imparfaitement la réalité. Pour l'humanologie, l'homme se réalise au travers d'un processus dynamique, âgé de plusieurs milliards d'années, intégrant de l'énergie, de la matière et des programmes vitaux et sociaux.

 

Vision bipolaire individu-humanité

L'humanologie n'appréhende pas l'individu de manière ponctuelle, mais de manière processuelle, dialectique et bipolaire. A un pôle se trouve l'individu et à l'autre pôle se trouve l'humanité (et non pas une société donnée, ni même une civilisation, car ces niveaux ne sont que des étapes intermédiaires dans la formation du genre humain). Ces deux pôles sont reliés dynamiquement et dialectiquement.

 

Ici viendra un schéma plus explicite :

 

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êé
Individu
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CoupleFamille
Clans - Groupes – Régions

 Sociétés (Etats, Nations)
Civilisations
êé
Humanité
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Toutes ces entités naissent, évoluent, se transforment et meurent; bien que leur temporalité soient différentes, elles s'interpénètrent toutes étroitement et sont parties intégrantes du phénomène vital qui s'est développé de manière particulière sur la planète Terre depuis environ 3,5 milliards d'années selon les estimations des scientifiques actuels.

 

L'humanologie prend comme points de référence l'Individu et l'Humanité.

 

Par comparaison didactique, la Mafia prend comme référence la famille, le clan; les partis politiques, notamment communistes, prennent la classe sociale comme référence ultime; pour le fascisme et le national-socialisme, c'est la nation, le peuple, le sang. Quand au capitalisme, la référence ultime est l'individu, essentiellement dans sa dimension économique.

 

On voit immédiatement pourquoi ces références intermédiaires ne peuvent être des absolus. Lorsque c’est le cas, les conséquences furent, sont et seront désastreuses pour les dimensions supérieures et inférieures. Seule une vision holistique, qui prend en compte l'ensemble des dimensions du “ Réel ” humain, peut établir un système symbiotique tendant vers l'harmonie, et non pas agressif aboutissant à la guerre.

 

Par conséquent, même si l'humanité n'existe pas encore en tant que telle, elle doit être l'utopie, le référentiel ultime, qui oriente l'activité des hommes dans leur ensemble, avec comme but premier l'épanouissement de chaque individu. Au même titre que les entités de classe, de nation, de civilisation émergèrent progressivement dans la réalité humaine, celle d'humanité fait en ce moment même son apparition. Comme définition minimale, l'humanité est l'ensemble des civilisations « brunes, blanches, noires, rouges et jaunes », avec tous les intermédiaires humains possibles.

 

L’Etat, niveau d’organisation désuet

 

La Tribu[1] fut longtemps le système de base de l’organisation humaine. Actuellement l’entité principale de l’organisation humaine est l'Etat; par exemple, c'est lui qui délivre un passeport permettant le déplacement administratif des citoyens sur Gaïa, notre planète terre.

 

D'autre part, l'individu, essentiellement masculin, depuis au moins quatre à cinq mille ans et jusqu'à présent, a dû sporadiquement donner sa vie dans des conflits atroces pour cette forme d'organisation humaine. Le Français, au cours des trop nombreuses guerres européennes et colonialistes, a dû sacrifier son corps, son temps de vie à la France, sa patrie dite sacrée; l'Allemand de même pour l'Allemagne, le Suisse pour la Suisse, et ainsi de suite dans quasiment tous les pays. Ces guerres, au-delà de leur monstruosité, furent et restent catastrophiques pour le genre humain.

 

La lignée évolutive de ce comportement néfaste est intéressante. L'éthologie animale nous enseigne que l'homme n'est pas le seul organisme vivant à combattre pour autrui. En effet, généralement en cas de danger, les mammifères mâles vont défendre parfois au risque de leur vie le reste du groupe ; les femelles quant à elles, n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour leur progéniture. Dans l'espèce humaine, nous retrouvons en partie ce comportement, d'ailleurs en pleine mutation. Au début de l'hominisation, l'individu défendait sa propre famille, ensuite le clan, puis son village, sa région (duché, comté) et finalement son pays. La dernière guerre mondiale se fit au niveau interétatique; actuellement émerge la possibilité de combattre « théoriquement » pour l'Europe (niveau de la civilisation), voire pour l'Humanité, (casque bleu de l'ONU).

 

Mondialisation, globalisation, planétarisation…

 

Le phénomène est si énorme et si explosif qu’il dépasse les capacités d’analyse d’un seul cerveau ! Désormais, il faudra intensément s’interrelier pour recueillir, analyser et enfin produire des informations utiles aux humains en général.

 

En première approche, Wikipédia permet d’évaluer l’ampleur de la mondialisation. Un site dédié aux Sciences Humaines aborde aussi ce thème de manière intéressante. Le FMI expose sa vision… etc. Certains, devant les immenses dégâts collatéraux de la mondialisation préconisent la démondialisation (wiki, Jacques Sapir, Cohn-Bendit, etc.).

 

Une page Internet résumera les différents sites et auteurs qui parlent avec pertinence de ces aspects hautement humanologique.

 

Apparition de l’Internet et du virtuel

L’Internet a lui aussi un développement explosif (wiki, histoire d’Internet, etc.).

 

Remarque final : cette page ébauche une première approche de l’humanologie. Bien des améliorations, corrections, etc. seront les bienvenues lorsque un réseau d’humanologues se créera… Bien qu’imparfaits, ces textes peuvent déjà être utiles à certains lecteurs. C’est pourquoi ils sont mis en ligne.

 

 

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[1] Définitions selon Wikipédia, Larousse.